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Née d’un père Italien, issue d’une famille de diplomates et d’une mère française, Nathalie a vécu toute son enfance à Nice près de la mer. Depuis toute petite elle connaît les œuvres de son grand père qui peint à Carthage et ça lui donne envie elle aussi de s’exprimer avec un pinceau. Elle étudie aux Beaux-Arts de Paris et fait du théâtre. Nathalie peint depuis toujours et expose régulièrement. Parmi ses dernières expositions, on compte notamment le Salon d’Automne, la Mairie du 16e et pour de nombreux évènements caritatifs.

L’œuvre.

S’il y a bien un fil conducteur dans l’œuvre de Nathalie Massa c’est l’absence de limite. Celle– ci s’exprime de deux façons. D’abord par la texture : charnue et en relief. L’on a envie d’en toucher les contours pour en connaitre les recoins, elle accroche le regard et s’offre aux caresses. Ensuite par ce qu’elle représente : une nature infinie. Mais chacune de ses trois séries lui donne une dimension différente...

La première série, « Saisons » est ici une nature sans limite en deux dimensions. L’expression est directe et fraîche. Nathalie choisit ici un arbre, une plante, une fleur et le répète indéfiniment sur sa toile. Chacune a sa couleur et ses accessoires... la toile est habillée d’artifices qui échappent au domaine de la peinture : des plumes, des feuilles d’or, du cristal ou encore des paillettes. Voilà une nature en cocotte du siècle dernier parée de ses plus beaux atouts. C’est la joie, la légèreté et la naïveté.

Dans la deuxième série, « Lost in the Forest » Nathalie nous offre une nature sans limite mais ici en trois dimensions. Elle prend la forme d’une forêt de bouleau infinie, aussi large que profonde. Nathalie nous offre de la perspective pour que l’on puisse y pénétrer et s’y perdre pour mieux se retrouver. C’est un voyage méditatif calme et paisible. Les arbres blancs, les touches de bleus, les brins de lumières que reflètent les feuilles d’or et d’argent laissent à notre âme la possibilité de s’immerger dans un cocon de douceur et d’imaginaire.

Enfin, dans la troisième série, « Jalousie », en référence aux fenêtres à croisillons d’Orient et à cet amer sentiment de jalousie, Nathalie donne à ses natures une quatrième et même une cinquième dimension. D’abord parce qu’elle dépeint un arbre que rien ne peut arrêter et qui déborde du (ou des) tableaux. Il s’étend sur le cadre et si on le laissait faire il envahirait le mur. Ensuite parce que ce n’est pas un mais deux tableaux que Nathalie nous offre à voir. Le premier aux branches aussi sombres et grouillantes qu’un venin ravageur recouvre petit à petit de jalousie un tableau que l’on devine à travers... Celui–ci à l’inverse est « trop » parfait. Dérangeant ou amusant, selon comme on le regarde, nous vision est obstruée par cet arbre oppressant ou bien au contraire se concentre sur le tableau caché jusqu’à en compléter ses parties voilées. Et paradoxale- ment, c’est presque cette volonté de masquer qui donne envie de voir ce qu’il se cache...

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